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BAL-Labib El Hamrani: le sélectionneur du Maroc sort ses notes


Dans un entretien accordé à Sportnewsafrica, le coach de la sélection marocaine Labib El Hamrani évoque les atouts et les chances de l’AS Salé dans cette 2e édition de la Basketball Africa League (BAL). Malgré une défaite de justesse au premier match face au Rwanda Energy Group (91-87) au Dakar Arena, El Hamrani reste optimiste pour la suite de la compétition.

De notre correspondant au Maroc

Ssportnewsafrica : Après une première participation à la Basketball Africa League (BAL) au Rwanda, l’AS Salé représente encore le Maroc. Avec l’expérience déjà acquise, l’équipe peut-elle aller au bout de cette édition ?

Labib EL HAMRANI : Bien sûr, l’AS Salé est une grande équipe et elle reste la locomotive du basket-ball marocain. Le palmarès de ce club et surtout ce qu’il a montré durant ces dix dernières années. Ainsi que les titres consécutifs qu’il a glanés lui ont donné une grande valeur. Des titres qui lui ont valu d’être parmi les meilleurs clubs à l’échelle africaine et arabe. Et je crois que l’équipe a suffisamment pris confiance pour être sur le podium de cette nouvelle édition de la BAL.

Quels sont ses points forts au-delà de son effectif composé de beaucoup d’internationaux marocains ?
Effectivement, la majorité des joueurs de l’AS Salé sont des internationaux expérimentés. Ils ont déjà participé aux différentes compétitions de haut niveau (Afrobasket, championnats arabes, BAL…). Leur force, c’est qu’ils sont habitués à ce genre d’ambiance.

«Coach Lizz Mills est très connue du monde de basket grâce à ses performance»

 

L’équipe sera coachée pour la première fois par une technicienne américaine, Lizz Mills. S’agit-il d’une ouverture pour voir plus de femmes aux commandes d’équipes masculines au Maroc ?
Coach Lizz Mills est très connue du monde de basket grâce à ses performances avec les équipes qu’elle a eu la chance d’entrainer. C’est une bonne chose et j’espère qu’elle réussira au Maroc. Et confirmer donc ce new-look qui s’opère dans notre basket.

Quels sont vos clubs favoris à la victoire finale ?
A mon avis les clubs favoris sont, outre l’AS Salé, le Zamalek (Egypte) qui est le tenant du titre. L’US Monastir de Tunisie, le Petro Luanda d’Angola et le SLAC de la Guinée Conakry en font aussi partie. Ce dernier club est d’ailleurs dirigé par le grand coach Zeljko Zecevic, un technicien qui connait bien le basket africain et surtout le basket marocain.

Que pouvez-vous nous dire sur des joueurs comme Zakaria El Mesbahi, Abderrahim Najah. Ou encore Soufiane Kourdou au vu de la carrière qu’ils ont eue ?
Zakaria El Mesbahi, Abderrahim Najah, Soufiane Kourdou sont des joueurs de grand calibre dans le basket marocain. Sur tous les plans : au niveau de leur palmarès, du rendement, de la discipline et leur grand amour du drapeau marocain. Je les ai côtoyés en équipe nationale depuis 2016. Ce sont en effet des joueurs qui ont écrit leurs noms en lettres d’or dans l’histoire du basket-ball marocain, africain et arabe.

En tant que coach de l’équipe nationale marocaine, qu’est-ce qui bloque encore le basket marocain pour qu’il retrouve son lustre d’antan ?
Le basket marocain était cependant sur la bonne voie ces dernières années. D’ailleurs, l’édition du championnat d’Afrique des clubs 2017 remportée par l’AS Salé et la 4e place obtenu par l’équipe nationale à l’Afrobasket en Tunisie 2017 en sont témoins. Toutefois, il faut aujourd’hui se focaliser sur la formation des jeunes (un projet déjà activé par la Fédération Royale Marocaine de Basket-ball – FRMBB). Pour ce faire, il faut plus de stages de préparation et de participations nationales et internationales de toutes les catégories pour améliorer le niveau du joueur marocain lui-même, afin d’atteindre l’objectif escompté dans les années à venir.

Comment jugez-vous le basket marocain aujourd’hui par rapport à celui de la Tunisie et de l’Égypte par exemple ? L’écart n’est-il pas énorme ?
Le basket-ball marocain a été toujours au même pied que celui de la Tunisie et de l’Egypte (Surtout dans le passé). Sauf que la Fédération a désormais opté pour un rajeunissement de l’équipe nationale sans pour autant laisser exister un grand écart avec  notamment les pays cités.

Propos recueillis par Mohamed HADJI

 



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