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Fousseni Diawara regrette le manque de moyens de la sélection malienne


Le Mali est passé à côté de sa CAN, mais aussi d’une qualification au Mondial. Résultat des courses, le sélectionneur a  été licencié, tout comme son staff dont faisait partie Fousseni Diawara. L’ancien international malien regrette certains problèmes dans le fonctionnement de la sélection.

Les dirigeants maliens ont décidé de trancher dans le vif. Après l’élimination en huitième de finale de la CAN, et la défaite en barrage du Mondial face à la Tunisie, ils ont décidé de se séparer de Mohamed Magassouba et de son staff. Adjoint de l’ancien sélectionneur, Fousseni Diawara a lui aussi plié bagage.

Avec une génération talentueuse, le Mali peine à s’installer parmi les nations fortes du continent. Les Maliens pouvaient pourtant frapper un grand coup en disputant leur premier mondial. Ils n’ont toutefois rien pu faire face aux Aigles de Carthage. Et selon leur ancien entraineur adjoint, les joueurs maliens auraient pu faire mieux. « C’est très difficile à digérer. Dans l’histoire du Mali, jamais on n’avait été aussi proche d’une Coupe du monde. Ce Mondial était à notre portée, même si on sortait d’un échec face à la Guinée équatoriale en huitièmes de finale de la dernière CAN. Mais on pensait que le barrage face à la Tunisie n’était pas insurmontable. Au Mali, le climat n’était pas sain, ces matches n’ont pas été faciles à préparer, même si nous avons eu le soutien d’anciens joueurs comme Seydou Keita, que tout le monde respecte. Ils sont venus avec humilité », regrette Fousseni Diawara au micro de RFI.

« Les conditions n’étaient pas réunies… »

Le Mali doit donc repartir de l’avant. Ils n’auront d’ailleurs pas le temps de gamberger. Puisque les qualifications de la CAN 2023 débutent en juin. Il faudra néanmoins se donner les moyens de se relever. Car pour Fousseni Diawara, tout n’était pas garanti pour une bonne réussite sportive. La fédération n’avait pas toujours les liquidités, ce qui a entraîné plusieurs arriérés de salaires.

« Nous avons été très impactés par tout cela. Je n’ai été payé que cinq fois sur les trente derniers mois. Mais j’ai fait abstraction de cela, car l’objectif était plus important que mon cas personnel. Mais je déplore surtout le manque de moyens. On est arrivé dans un centre d’entraînement obsolète. Le terrain n’était pas prêt. Il y a eu des problèmes au niveau de l’hébergement. On ne s’attendait pas à être reçu de cette manière pour préparer les barrages. Mais on ne va pas se cacher derrière cela et se donner des excuses. Au contraire, en quatre années et demie, on a essayé de masquer ces problèmes. C’est triste à dire, mais si on n’avait pas joué nos six matches à l’extérieur, je ne sais pas si on se serait qualifiés pour les barrages (cinq victoires et un nul, ndlr). À domicile, les conditions n’étaient pas réunies pour jouer dans des conditions optimales », explique Fousseni Diawara.

Oumar NDONGO





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