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Geoffrey Kondogbia et le manque d’organisation en Centrafrique


Alors que la Centrafrique a entamé les éliminatoires de la CAN 2023, les Fauves ne peuvent pas compter sur l’apport de Geoffrey Kondogbia. En retrait de la sélection, le milieu de terrain a profité d’un séjour à Bangui pour tacler la gestion de la sélection nationale par la Fédération.

Geoffrey Kondogbia lors de son premier match avec la Centrafrique.

Le 12 octobre 2018, après un premier rendez-vous manqué, les supporters centrafricains voyaient Geoffrey Kondogbia honorer sa première sélection. L’histoire semblait alors partie pour durer. Mais depuis, il n’a connu que huit petites sélections avec les Fauves. Pire, il s’est volontairement mis en retrait de l’équipe depuis l’été 2021, refusant de répondre aux convocations. Un choix mûrement réfléchi par le joueur de l’Atlético Madrid, qui a profité de son passage au pays pour donner une conférence de presse et rétablir sa vérité.

« Si je me suis retiré c’est pour déplorer le manque d’organisation, de discipline », déplore Geoffrey Kondogbia, avant de poursuivre : « A l’époque, on n’avait pas de staff à deux semaines d’un match et pas de stade. » Une situation face à laquelle le joueur avait tenté d’alerter les membres de la fédération, visiblement sans succès puisque la Centrafrique n’a actuellement pas de stade homologué et doit disputer ses matchs éliminatoires de la CAN 2023 à l’extérieur. Une situation qui pèse sur le milieu de terrain. « Mon grand mal, c’est de ne pas jouer devant les supporters. Cela fait vraiment mal. Il y a des pays qui ont eu le même problème, mais pour nous cela a trop duré », ajoute-t-il.

Kondogbia : « Qu’on me consulte pour le succès des Fauves »

Un manque d’organisation et des soucis d’infrastructures suffisants pour pousser l’ancien de Monaco et de l’Inter Milan à mettre sa carrière internationale entre parenthèses. Une parenthèse, mais pas une retraite. Du moins pas encore. Geoffrey Kondogbia laisse la porte ouverte à un retour, mais à certaines conditions. « Concrètement, je veux avoir mon mot à dire sur des choses importantes pour ce projet à long terme. J’ai la légitimité de pouvoir demander cette place et de penser que mon avis compte, et qu’on me consulte pour le succès des Fauves », détaille-t-il pour avoir le champ libre et être écouté par les dirigeants de la Fédération centrafricaine de football. « J’ai l’expérience pour cela. J’ai eu la chance de travailler avec les gens qui ont tout gagné, j’ai joué avec les meilleurs joueurs de la planète. Dialoguer, ce n’est pas d’imposer quoique ce soit. Le plus important, c’est le succès des Fauves. »

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Des propos différemment accueillis du côté des supporters des Fauves, mais aussi des responsables fédéraux. Si certains fans jugent les critiques de Kondogbia légitimes, eux qui voient leur équipe actuellement jouer ses matchs en Angola, d’autres estiment que le joueur profite de son statut pour outrepasser son rôle et réclamer des pouvoirs. Toujours est-il que cette sortie médiatique a eu le mérite de relancer le débat autour de la gestion du football centrafricain.





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