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Hubert Velud se confie à Sport News Africa


Votre nomination comme sélectionneur du Burkina Faso, annoncée depuis plusieurs semaines, a été officialisée il y a seulement quelques heures, et vous venez de signer votre contrat…

En effet. Je suis arrivé samedi dernier à Ouagadougou, pour finaliser les derniers détails. J’en ai profité pour travailler. Nous avons très peu de temps devant nous avant les deux matches qualificatifs pour la CAN 2023, face au Togo (3 juin à Marrakech) et l’Eswatini (7 juin en Afrique du Sud). Nous allons organiser un stage à Marrakech. On va travailler un peu dans l’urgence. Mais cela fait plusieurs semaines que je savais que j’allais être normalement nommé. Cela a pris du temps car il y avait des choses à régler en interne à la fédération. Moi, j’ai travaillé de mon côté, en appelant des joueurs, en revoyant certains matches de la sélection. Je n’ai pas perdu mon temps.

Quel regard portez-vous sur votre nouvelle équipe ?

Le Burkina Faso reste sur une très bonne CAN au Cameroun, où il a terminé à la quatrième place. L’équipe a produit un jeu assez spectaculaire, technique, plaisant, basé sur les courses et la percussion. Sur le papier, le Burkina Faso n’a pas les mêmes atouts que l’Algérie, le Maroc, le Sénégal, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, le Ghana ou la Tunisie, et pourtant, il a des résultats et se montre régulier. Je n’oublie pas qu’il a posé beaucoup de problèmes à l’Algérie  (1-1, 2-2) lors du deuxième tour des qualifications pour la Coupe du Monde. Il y a un vrai potentiel. On va conserver cette façon de jouer, parce qu’elle me plaît, et je vais juste apporter mes méthodes de travail.

Hubert Velud

Hubert Velud

«Un groupe qualificatif assez compliqué»

Le Burkina Faso reste aussi sur deux lourdes défaites au mois de mars lors de matches amicaux face au Kosovo (0-5) et à la Belgique (0-3)…

Oui, mais je ne veux pas y accorder trop d’importance. Il y a peut-être eu un certain relâchement après la CAN. Il y avait aussi cette incertitude sur la question du sélectionneur, puisque celui qui était au Cameroun (Kamou Malo)  n’était plus là… Il faut surtout se baser sur ce qu’on a vu lors de la CAN et face à l’Algérie l’année dernière. Je crois que cette équipe a vraiment du potentiel et une marge de progression intéressante. Sans avoir un gros effectif, elle parvient à rivaliser avec les meilleurs. C’est tout de même un signe qui ne trompe pas. On va travailler pour qu’elle franchisse un cap supplémentaire, avec comme objectif une qualification pour la CAN.

Les Etalons ont hérité d’un groupe assez compliqué. Que pensez-vous de leurs adversaires ?

C’est vrai. Je vais retrouver le Togo, que j’ai entraîné en 2009-2010, et que j’ai rencontré quand j’étais sélectionneur du Soudan. Je connais bien cette équipe, qui a un effectif intéressant. Le Cap-Vert était à la CAN, on le connaît, il est toujours difficile à jouer. En revanche, je connais très peu l’Eswatini, mais on va se charger d’en savoir plus, car on va l’affronter lors du deuxième match. Je pense que c’est le genre d’équipe accrocheuse.

Vous aviez été limogé par le Soudan au mois de décembre, après la Coupe Arabe des Nations au Qatar. Comment avez-vous vécu ces cinq mois sans activité ?

Très bien, je me suis reposé chez moi, en Corse, j’ai regardé des matches. J’ai eu des contacts en Algérie, notamment à Sétif, en Egypte… J’ai été limogé du Soudan pour des raisons qui me dépassaient, en raison de problèmes à la fédération. C’était politique, très compliqué. J’avais qualifié l’équipe pour la CAN, mais après mon départ, ils ont nommé un sélectionneur et sont partis au Cameroun avec une formation complètement renouvelée, sans les joueurs les plus anciens. On ne peut pas dire que la CAN a été une franche réussite. C’est dommage, j’aurais bien aimé la disputer, mais comme je vous l’ai dit, c’était très compliqué à la fédération…

Alexis BILLEBAULT





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