Sports

Le Burkina va vers une crise sans précédent


C’est la débandade dans le football du Burkina Faso depuis leur retour à la CAN 2021. Attaques, contre-attaques entre le capitaine Bertrand Traoré et l’ancien attaquant Aristide Bancé; déballages de ce dernier sur des hauts responsables du football du Burkina; plainte contre Bancé par la Fédération, c’est actuellement le grand remue-ménage. Dans cet océan de quiproquos, la Fédération du Burkina Faso n’a pourtant pas perdu du temps dans sa recherche de nouveau sélectionneur.

Après le limogeage de Kamou Malo, les Fédéraux ont trouvé son successeur en la personne de Hubert Velud. Mais quelques jours après sa nomination, le ministère des Sports du Burkina a mis son veto pour suspendre le recrutement du technicien. Dans un communiqué, la tutelle reproche au Comité exécutif de la fédération de n’avoir pas respecté «la procédure de recrutement des sélectionneurs nationaux». Le ministère du Sport ajoute que «la FBF n’a pas associé le ministère de tutelle, qui paie les salaires des entraîneurs des équipes nationales».

«Le ministère a pris ses responsabilités»

Le technicien français devra alors prendre son mal en patience avant de débarquer à Ouagadougou, la capitale du Burkina.  «Le ministère des Sports n’a tout simplement fait que prendre ses responsabilités. La priorité actuellement au Burkina Faso, c’est d’avoir un climat saint et d’entente au sein des joueurs. Mais aussi de l’équipe dirigeante et au ministère. Quand ces conditions seront réunies, nous entamerons la suite», martèle Abdoul Wabou Drabo. Le ministre des Sports et de l’Emploi clarifie : «nous n’avons pas suspendu le processus. Nous avons demandé simplement aux acteurs de travailler à ramener la sérénité au sein de l’équipe nationale, au sein de l’encadrement technique, au sein des supporters.»

Ce n’est pas la première bisbille entre la Fédération et le ministère. On se souvient de cette affaire de contrats de sélectionneurs des équipes nationales et de personnel d’appui non validés par le ministère des Sports du Burkina. Ce, pour n’avoir pas aussi respecté la procédure et les salaires jugés exorbitants à l’époque par la tutelle.

 Jim CEESAY





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