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lӎquipe des FAP ne veulent pas se louper dans en quart de la BAL


Le colonel Jackson Kamgain, président des FAP parle de la prochaine étape de son équipe à la BAL

Sportnewsafrica : Les FAP ont fini 4ème de la Conférence Nil avec 2 victoires et 3 défaites, quelle lecture faites-vous de cette phase qui s’est déroulé au mois d’avril passé, en Egypte ?

Jackson KAMGAIN : Nous sommes allés au Caire pour chercher la qualification. Il fallait être parmi les quatre premières équipes. Donc, l’objectif a été atteint. C’était également l’occasion pour l’équipe de mieux se préparer pour les phases suivantes de la BAL. On a décelé nos points faibles et apporter des corrections. Nous y  travaillons pour pouvoir aller le plus loin possible.

Ces résultats n’ont-ils pas installé le doute dans la tête des joueurs ?

Pas véritablement. C’est vrai que cela faisait un an que l’équipe des FAP n’avait pas connu de défaite. Nous savions qu’en allant au Caire, nous allons rencontrer de grandes équipes du continent. La preuve vous voyez Zamalek, Petro de Luanda qui sont des équipes de très gros calibres dans la BAL. Nous sommes certains que nous avons fait ce qu’il fallait pour pouvoir nous qualifier. Je peux dire alors que le moral des joueurs est au beau fixe pour le moment.

Les Forces Armées et Police vont croiser en quarts de finale REG. Comment l’équipe prépare ces play-offs ?

Ce sera très difficile surtout devant le public rwandais. Nous sommes conscients de nos qualités, de nos points forts notamment sur le plan défensif. On a constaté que notre équipe s’est beaucoup loupée au niveau des lancers francs et des différents tirs. On sait également que nous avons des difficultés sur le plan intérieur. Le coach  travaille là-dessus pour tout améliorer (avant les quarts de finale de la BAL).

En 2021, l’équipe s’était arrêtée en quart de finale. Pensez-vous être suffisamment armés cette année ?

L’année dernière nous sommes arrivés pour apprendre et avons échoué en quart de finale. C’est vrai que le format de la compétition est complètement différent de celui de l’année dernière. Notre objectif cette année est toutefois de faire mieux à savoir atteindre au minimum les demi-finales. Pour cela, il faudrait absolument battre l’équipe rwandaise de REG et nous croyons que nous en avons les moyens.

FAP a dans ses rangs de bons joueurs comme Joël Almeida. Comment jugez-vous l’apport des recrues ?

De manière générale l’équipe a joué à moins de 50% de son potentiel global. Il suffirait qu’on puisse travailler davantage pour qu’on aille le plus loin possible. Vous parlez d’Almeida (Joël), il a été bien lors du premier match. Et lors des autres matches ça a été relativement difficile pour lui. De même que pour les autres joueurs par exemple Deschamps qui s’est fait mal mais qui a su donner le maximum. Tyjhai Byers s’est également fait mal.

 

«Nous sommes conscients de nos qualités mais aussi de nos points forts notamment au plan défensif.»

 

FAP est sans doute le meilleur club masculin du Cameroun. Quels sont les projets en termes d’infrastructures ?

Déjà nous avons été champions l’année dernière puis nous pensons que cette année aussi nous serons également champions. On a une assez bonne organisation autour de l’équipe. L’objectif bien est de pouvoir mettre en place une Académie de basket-ball. Et qui dit académie dit forcément infrastructure. A partir de là, nous pourrons amener le basket-ball camerounais le plus loin possible.

Et d’où proviennent les fonds de l’équipe ?

FAP est une équipe des Forces Armées et de la Police, non amateur. Nous bénéficions en effet des fonds qui nous sont donnés par le ministère de la Défense et bien évidemment par des sources internes c’est à dire des responsables. Le staff interne de l’équipe apporte ce qu’il faut pour compléter ces fonds mis en place.

Le Cameroun regorge d’un gros potentiel mais les résultats ne suivent pas en clubs et sélections nationales. Que faut-il pour avoir un basket dynamique et conquérant ?

Il faudrait une meilleure organisation, une meilleure structuration. C’est en train d’être mis en place. Si ça continue dans cet élan, on pourrait avoir comme par le passé, de très bonnes équipes camerounaises, de très bons joueurs et une très bonne équipe nationale.

Que peut apporter la Basketball Africa League au plan continental ?

La BAL apporte de la visibilité aux équipes. L’Afrique a maintenant la possibilité d’avoir des matches diffusés en direct sur les meilleures chaînes à savoir notamment Canal+ et bien d’autres chaînes africaines. Au-delà de cet aspect, la Bal devrait permettre le développement du basket-ball africain. Le développement passe par la multiplication des Académies, la restructuration des clubs pour qu’on puisse avoir des championnats étalonnés. Il ne suffit pas seulement de se focaliser sur les équipes seniors. Il faudrait qu’on commence à partir des cadets et des minimes pour que le basketball aille le plus loin possible.

Victor BAGAYOKO





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