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Para-Powerlifting : de coiffeuse à championne paralympique, le parcours atypique de Bose Omolayo


Bose Omolayo continue de briller sur la scène mondiale. La Nigériane de 33 ans compte deux titres paralympiques en powerlifting. Mais l’athlète a connu une enfance difficile. Sa vie bascule en effet lors qu’elle n’avait que 12 ans. Bose Omolayo a été paralysée de la taille aux pieds à cause de la poliomyélite. A cause de son handicap, elle est rejetée par sa famille. « Ils ont dit à ma mère de me jeter. Les gens ont commencé à me mépriser. Ma famille me regardait comme quelqu’un qui ne peut pas ne pas réussir dans la vie, quelqu’un qui ne peut pas donner naissance à des enfants et qui ne peut pas se marier », confie la double championne paralympique à BBC Sport Africa.

Alors âgée de 15 ans, Bose Omolayo quitte le domicile familial et s’installe à Seme, une ville proche de la frontière avec le Bénin. Elle y travaille comme coiffeuse. En 2007, l’entraîneur Feyisetan Are la  convainc de se lancer dans le powerlifting. Mais la coiffeuse est plutôt méfiante. « Il y avait un homme qui est venu dans mon salon de coiffure pour me harceler pour que je rejoigne le para-powerlifting. Il m’a demandé de le suivre au stade pour voir les choses par moi-même. J’étais contente de voir des gens comme moi là-bas. J’ai vu ceux qui portaient des poids et je me suis dit ‘Je peux aussi le faire.»

« Je n’oublierai pas mes collègues quand je prendrai ma retraite»

Cette rencontre va changer sa vie. Bose Omolayo remporte l’argent lors de sa première compétition internationale. C’était aux Jeux du Commonwealth de 2014 en Écosse. Et elle enchaine les titres. Elle s’adjuge l’or aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016 avant de défendre son titre à Tokyo. Aux Mondiaux de la discipline à Tbilissi, en Géorgie, en décembre dernier, elle est sacrée championne du monde dans la catégorie des -79 kg avec à la clé un record du monde. Elle a réussi à soulever une charge de 144 kg.

Mariée et mère de trois enfants, Omolayo est une femme comblée. « J’ai construit une maison et j’ai aussi construit une église pour mon mari grâce à l’argent que j’ai gagné dans ce sport», a-t-elle déclaré. Omoyola se penche déjà sur sa retraite. « Je n’oublierai pas mes collègues quand je prendrai ma retraite. J’organiserai des compétitions de parasports pour eux parce que la plupart des personnes vivant avec un handicap ne sont pas financièrement solides. C’est quand ils vont à des compétitions qu’ils gagnent de l’argent. »

L’article est apparu en premier sur Sport News Africa.



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