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Sénégal, Aliou Cissé fait le point de l’actualité des Lions de la Téranga


Aliou Cissé en conférence de presse.

Double visage du Sénégal

«Je pense que vous avez tout à fait raison. Contre le Zimbabwe, on a fait une  bonne première période. Mais quand vous ne concrétisez pas vos moments forts, l’équilibre devient pareil en seconde période. Contre la Guinée, nous avions aussi mal débuté, avant de terminer mieux. Face au Malawi, c’était aussi un peu pareil. Nous avions eu quelques difficultés, mais en deuxième mi-temps, on avait quand même vu une équipe du Sénégal plus en jambes. Cela ne m’étonne pas d’avoir aujourd’hui des joueurs qui ne sont pas au même niveau physique que les autres. Il y a peut-être cette maladie-là et notre manque de préparation. En réalité, nous n’avons pu aller à Kigali pour des raisons que vous connaissez. Il faut aussi dire que depuis le 27 décembre 2021 jusqu’avant la veille du match contre le Malawi, je n’avais pas à disposition mon effectif.

Difficultés de Koulibaly

«Nous avons eu par la suite les retours de Kalidou Koulibaly, Edouard Mendy ou encore Nampalys Mendy. Mais pour être honnête avec vous, je ne m’attendais pas à un Koulibaly des grands soirs. Le Covid-19, pour les joueurs qui l’ont eu, ça reste encore difficile de le digérer et de le faire évacuer. Ce ne sont pas des excuses, c’est scientifique. Je savais que ça allait être un match très compliqué pour ces garçons. Mais on n’avait pas le choix. Il fallait les faire jouer maintenant, pour leur redonner du temps de jeu pour préparer les matchs à venir. Mais c’est le même constat que j’ai eu à faire. Avec mon staff, nous travaillons à ce que les joueurs se libèrent. Je pense qu’il faut se libérer  et jouer avec beaucoup plus de tranquillité.

Un seul but en trois matches

«Pour une équipe comme le Sénégal, avec toute la qualité offensive que nous avons, cela peut inquiéter. Mais comme j’ai souvent eu à le dire, dans le football, il est beaucoup plus facile de défendre que d’attaquer et marquer des buts. Ce n’est pas évident, c’est difficile. Mais ce que je retiens depuis le début de la compétition, c’est que défensivement, nous sommes très forts. Par rapport au ratio d’occasions que nous avons eu, il nous manque un peu d’efficacité. Et sur ce point, on y travaille. En venant à cette CAN, nous nous sommes préparés et nous sommes venus avec beaucoup de certitudes. Mais je dis et je le répète, quand vous perdez deux garons qui s’occupaient de cette animation, à savoir Ismaïla Sarr et Krépin Diatta, ce n’est pas évident. Mais encore une fois, les garçons qui ont joué à la place de ces derniers ne déméritent pas. Mais quand vous perdez ces deux éléments que je viens de citer, c’est évident que vous perdez  en terme de percussion.

«Il faut que Sadio Mané et Cie s’affranchissent»

«Aujourd’hui, les adversaires sont préparés. Ils viennent à deux ou même à quatre sur Sadio Mané. Pour moi, il faut que ces joueurs s’affranchissent, se libèrent un peu et qu’ils prennent des responsabilités dans le jeu. Mais cette efficacité est très importante dans la CAN. Quand vous avez l’occasion de marquer des buts, quand vous avez l’occasion de tuer les matchs, il faut le faire. Si vous ne marquez pas, l’adversaire peut vous faire la différence ou vous emmener aux prolongations. Le Sénégal a eu beaucoup d’occasions lors de ces trois matchs. Donc, il faudra retrouver cette confiance-là qui faisait notre force. On y travaille mentalement, mais aussi sur le terrain. Je pense que nous allons retrouver notre efficacité.

«Le Cap-Vert une équipe joueuse»

«Nous allons rencontrer le Cap-Vert, une équipe que nous connaissons bien. Sur ces six dernières années, nous avons eu à croiser cette équipe je crois entre quatre à trois fois. C’est une équipe qui joue à cinq derrière, capable aussi de jouer en 3-5-2. Nous avions eu à battre cette équipe lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Mais nous savons que c’est une compétition qui diffère de celle que nous vivons en ce moment. Nous allons vers des matchs difficiles. Ce sera gagner et continuer à avancer ou perdre et rentrer à la maison. Nous sommes conscients de cela. C’est ça aussi la différence entre jouer un championnat et jouer une coupe. Les quatre matchs qui nous restent sont des matchs très importants. Nous savons que c’est une équipe qui est au-dessus de la moyenne, une équipe joueuse. Entre le Sénégal et le Cap-Vert, cela n’a jamais été facile. Il y a beaucoup de ressortissants cap-verdiens au Sénégal. Et il en est de même pour les Sénégalais qui vivent dans ce pays. Mais je peux vous rassurer que nous préparons ce match de la meilleure des façons. Nous avons la chance de récupérer l’ensemble de nos joueurs. On a quatre à cinq jours pour bien préparer ce match là.

Ismaïla Sarr entre de bonnes mains

«Si on a convoqué Ismaïla Sarr, c’est qu’on a espoir qu’il puisse se rétablir et jouer. Je suis en contact avec l’équipe qui le prend en charge à Barcelone. On a vraiment espoir. Nous avons les vidéos du garçon chaque jour. Sa rééducation est en train de progresser. Et quand il va quitter l’Espagne pour venir, ce sera pour intégrer directement le groupe pour s’entrainer. C’est surtout ça la bonne nouvelle. Alors, aujourd’hui, on est vraiment confiants. On a un staff professionnel. En aucun cas, on ne mettra l’intégrité et la santé de nos joueurs en danger. De la même façon que  leurs clubs  travaillent  et les médecins qu’ils ont, ce sont les mêmes médecins  que nous avons ici. Ce sont les mêmes kinés que nous avons ici. Nous n’avons aucun complexe vis-à-vis des staffs techniques de Watford ou des autres clubs. Nous avons de la compétence chez nous. Cela veut dire que ce garçon-là, nous le surveillons, et nos médecins le surveillent. Là où on l’a emmené, on a vraiment confiance  à ce kiné-là. Nos kinés et nos médecins suivent la rééducation du garçon et cela, tous les jours. On lui parle et il se sent très bien. 

La vie sans Cheikhou Kouyaté

«L’absence de Cheikhou a été ma grande crainte. Et il a écopé ce carton malheureux sur sa première faute contre le Malawi. Mais on a aussi convoqué d’autres joueurs et certains ont eu du temps de jeu lors de nos trois premiers matchs. Je veux parler de Lopy, de Pape Alassane Guéye ou encore Loum Ndiaye. Ce sont des joueurs capables de pallier l’absence de Cheikhou Kouyaté. Cheikhou est un homme expérimenté et il fait partie de nos cadres. Ne pas l’avoir sur ce match de huitièmes de finale est une perte. Mais cela ne doit pas représenter une excuse. Aujourd’hui, on a 26 ou 27 joueurs qui sont prêts à vouloir passer ces huitièmes de finale pour aller en quart de finale. Nous sommes très motivés et nous savons que le joueur qui va remplacer Cheikhou sera à la hauteur de cet événement.»

Victor BAGAYOKO



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