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Tunisie-Nigéria, les tops et flops


Tops

Youssef Msakni : la prise de responsabilité

Sans Sliti et Khazri sur le banc au départ du match, le leadership de l’attaque tunisienne était assuré par l’expérimenté Youssef Mkasni. Le capitaine des Aigles de Carthage a régalé par sa maîtrise technique. Toujours avec justesse, il a su garder la balle sur la partie du terrain nigériane pour rendre la vie dure à Ndidi, impuissant face à l’intelligence du joueur de 31 ans. Il montre ses griffes sur sa première frappe vicieuse qui trompe le gardien des Super Eagles.

Un but d’une importance capitale puisque cela permet à la Tunisie de se hisser en quarts de finale malgré toutes les péripéties des derniers jours à cause du coronavirus. C’est avec les vieilles marmites qu’on fait les meilleures sauces. Msakni est toujours en vie.

Aissa Laïdouni : la bonne agressivité

Pour une fois dans cette CAN, le Nigeria est dominé au milieu de terrain. Et Laïdouni n’y est pas étranger. Par l’impact physique, l’agressivité, le pressing constant, il a toujours été présent en fermant constamment les espaces de passes. Et en éteignant l’importance de Joe Aribo sur le jeu des Super Eagles. Il a disputé 18 duels dans cette rencontre pour 12 gagnés haut la main. Mieux, il a provoqué 7 fautes sur lui. Une idée de sa prestation.

La défense de la Tunisie : la muraille de Carthage

Il ne faut pas se voiler la face, si la Tunisie a renvoyé le Nigeria au pays, c’est grâce à une défense hyper solide. L’arrière garde des Aigles de Carthage a étouffé le jeu de côté puissant du Nigéria. Ni Moses Simon, ni Chukwueze, encore moins les infiltrations d’Iheanacho n’ont été en vue dans cette partie. Toujours concentrée, toujours le bon geste pour sortir la balle, la défense tunisienne a été hyper solide. Et quand les choses ne sont pas comme il se doit, c’est le numéro 3 des gardiens, Ben Said qui fait l’arrêt nécessaire.

Flops

L’attaque nigériane : l’impuissance

Ce serait injuste de pointer du doigt un homme et le désigner comme le mauvais élève de la classe dans l’attaque du Nigeria. Sur ce match couperet, toute l’attaque nigériane a sombré. Ils ont tous été anesthésiés par la défense tunisienne. Or ce qui faisait la force des Super Eagles lors des phases de groupe, c’était leur force de frappe offensive.

Aucune solution, aucune percussion et aucune lucidité sur les rares situations dangereuses. Moses Simons toujours collé sur la ligne, Chukwueze dans ses dribbles abusées et Iheanacho perdu sur le terrain tout simplement. Si les feux de ces leaders techniques sont au rouge alors l’attaquant de surface Awoniyi reste évidemment esseulé et privé de ballon.

Joe Aribo : un cerveau éteint

Il était sans doute l’une des belles surprises de cette CAN avec des performances de haut niveau dans la phase des groupes. Le retour à la réalité de Joe Aribo a été fatale. Sans confort au milieu à cause d’un pressing insoutenable des Tunisiens, il n’a jamais pu influer dans le jeu de son équipe.

Maduka Okoye : la main poreuse

Il ne fallait pas se louper dans un match d’une telle importance. Et la faute de main d’Okoye sur la frappe de Msakni a mis en mal tout le reste du match du Nigeria. Dans le haut niveau, la différence se fait sur des détails.

El Hadji Malick SARR





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